Une nouvelle initiative pour promouvoir  l’identification numérique pour tous

La Banque Mondiale a lancé l’initiative Identification For Development (ID4D) pour enregistrer les 1,1 milliard d’humains « invisibles » qui n’ont pas d’existence officielle.

En 2017, plus d’un individu sur sept n’a pas d’existence officielle. Ils ne sont donc enregistrés auprès d’aucune administration, d’aucun service de santé ou d’éducation. Pour réintégrer ces oubliés dans le système et ainsi accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD), la Banque Mondiale fait le pari du numérique : « Nous sommes à un point passionnant en matière technologique (…) pour apporter des améliorations sans précédent dans la vie de 1,1 milliard de personnes vivant sans identification, en particulier parmi les populations vulnérables et déplacées de force« , a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque Mondiale.

« Nous pouvons (…) exploiter l’identification numérique et maximiser son potentiel transformationnel au profit des personnes qui ne sont pas actuellement servies parce qu’elles ne peuvent pas être vues ou entendues« , ajoute-t-elle. Pour la Banque Mondiale, le déploiement de technologie numérique d’identification permettra de participer à la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable (ODD), fixés par les Nations unies en 2015. À savoir : l’accès à la santé, l’égalité entre les sexes, l’accès à des emplois décents et aux services financiers, la justice…

Ainsi, la Banque Mondiale a lancé l’initiative ID4D qui repose sur un comité de 9 experts issus du monde politique, d’organisations internationales et de sociétés privées.

« L’identification numérique peut jouer un rôle important dans la réalisation des objectifs de développement durable« , confirme Amina Mohammed, vice-secrétaire générale des Nations unies. « Cela peut permettre aux personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde d’accéder à des services essentiels, de l’éducation à la santé et au financement, tout en faisant progresser leurs droits juridiques et politiques. Nous comptons sur ce conseil consultatif pour veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte à l’ère numérique. »

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