Le « jobbing » pour lutter contre la pauvreté en Afrique

S’inspirant des plateformes de jobbing crées aux États-Unis il y a une dizaine d’années, deux Français ont fondé en 2016 Isahit, une start-up proposant à des prestataires dans plusieurs pays d’Afrique francophone, de réaliser des petites tâches ponctuelles proposées sur le site.

isahit

Isabelle Mashola et Philippe Coup-Jambet ont déjà implanté ce projet au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina, au Congo-Brazzaville et au Cameroun. Les « micro-tâches » proposées aujourd’hui sont essentiellement de la modération de contenu sur internet ou du taggage d’images, réalisées principalement par des femmes, notamment des étudiantes.

L’objectif des deux fondateurs est non seulement d’élargir rapidement la communauté à 10 000 prestataires, mais surtout d’utiliser le jobbing comme un outil pour lutter contre la pauvreté. Dans un article publié par Jeune Afrique début janvier 2017, ils résument leur ambition de la façon suivante : « notre modèle consiste à redonner de la dignité à ces personnes défavorisées à travers le travail et à les connecter dans le monde numérique de demain ». Pour ce faire, la plateforme rémunère les prestataires à des tarifs supérieurs au marché. Elle accompagne aussi ces femmes dans leurs démarches et prévoit la mise en place de formations. Hébergée par l’incubateur Make Sense (basé à Paris), le site travaille par ailleurs à un partenariat avec les Nations Unies pour recruter des femmes dans des camps de réfugiés.

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