Proparco fait la promotion du social business

La filiale de l’Agence Française de Développement dédiée au secteur privé, Proparco, consacre le dernier numéro de sa revue Secteur Privé & Développement au social business.

Proparco n°23 - Social Business

Le social business émerge depuis quelques années comme une voie intermédiaire entre la logique du don et celle de la maximisation du profit, en mettant l’entreprise au service des causes sociétales. Le profit, non plus perçu comme une fin en soi, devient le moyen d’étendre les activités de l’entreprise dans le but d’accomplir sa mission sociale, prioritaire. La définition de la place du social business, dans sa double poursuite d’objectifs sociétaux et économiques, est néanmoins délicate.

Le numéro « Social Business : entreprendre et investir autrement » propose une analyse des ambitions et défis du social business en détaillant les conditions de la consolidation et de l’amplification de ce mouvement, au travers d’études de cas de social business à Madagascar, au Kenya et en Haïti et de témoignages.

Proparco met ainsi en avant l’innovation et la co-construction comme éléments clés de la réussite du social business, pour permettre la réduction des coûts de production et l’adaptation du produit aux besoins spécifiques des populations « du bas de la pyramide ». L’implication de ces populations dans la définition du produit, de la phase de conception à la mise en vente, permet cet alignement.

Le défi principal des entreprises de social business serait d’atteindre la taille critique du seuil de rentabilité, nécessaire pour garantir la pérennité des activités, dans un perpétuel arbitrage entre performance sociale et performance financière. Les entreprises du secteur du social business éprouvent ainsi des difficultés à reproduire leur modèle à grande échelle, ce qui permettrait de dépasser la part marginale de l’économie que cela représente aujourd’hui. La difficulté de trouver des financements, aggravée par l’absence de perspectives de rendements financiers importants, en est une des principales raisons.

L’impact investing apparaît alors comme un moyen de dépasser cette problématique, en conciliant impact social et rentabilité financière. Le dosage entre ces deux aspects étant critique, Proparco met en avant la nécessité de définir des outils de mesure et de suivi des résultats sociaux qui seraient un moyen de structurer le secteur et d’accroître sa transparence, pour minimiser les risques de dérives telles que le social washing. La grille SBS (Scorecard des Business Sociaux) de CERISE est un exemple présenté.

Proparco conclue par l’implication nécessaire d’un ensemble d’acteurs, des pouvoirs publics en passant par les ONG et les agences de développement, pour soutenir la montée en puissance de ce secteur et encourage la mise en place d’organismes tels que des incubateurs, qui pourraient également faciliter la structuration du secteur en facilitant la diffusion des bonnes pratiques.

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