La mortalité infantile mondiale divisée par deux en 25 ans

Selon une nouvelle étude des Nations Unies, publiée dans The Lancet le 9 septembre 2015, la mortalité infantile a été divisée par deux en 25 ans : le nombre d’enfants de moins de 5 ans décédés dans l’année est passé de 12.7 millions en 1990 à 5.9 millions en 2015. Cependant, l’étude souligne que des progrès restent à faire : seulement 62 pays sur 195 ont atteint les objectifs fixés par l’ONU en 2000 en matière de réduction de la mortalité infantile.

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En un quart de siècle, la mortalité des enfants a été réduite de 53% à l’échelle mondiale, passant d’un taux de 90.6 morts pour 1 000 naissances en 1990 à 42.5 en 2015. En Afrique particulièrement, les progrès sont encourageants : si la mortalité infantile était restée au même niveau qu’il y 15 ans, 48 millions d’enfants supplémentaires seraient morts depuis 2000. L’Afrique subsaharienne affiche toujours, toutefois, les taux de mortalités infantiles les plus élevés au monde.

Malgré ces progrès, 16 000 enfants de moins de 5 ans meurent toujours chaque jour. Dans 48% des cas, la mort survient dans les 28 premiers jours de la vie. Les causes principales directes de décès sont les naissances prématurées, les complications lors des accouchements, le paludisme, les diarrhées et la septicémie. Cependant, l’ONU précise que « près de la moitié des décès est associée à la malnutrition » qui rend les enfants plus vulnérables aux maladies.

La mortalité infantile reste donc un enjeu majeur de développement. C’est pourquoi les Objectifs de Développement Durable (ODD) que l’ONU adoptera d’ici la fin du mois de septembre et qui prendront le relais des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) consacreront une large part à cette question : ils fixeront notamment l’objectif d’atteindre un taux mondial de 25 décès pour 1 000 naissances.

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