Lancement du nouveau fonds Livelihoods pour l’Agriculture Familiale

Le 4 février dernier, Danone et Mars Incorporated ont conjointement annoncé la création du Fonds Livelihoods pour l’Agriculture Familiale (Livelihoods Fund for Family Farming – ou Livelihoods 3F).

Doté de 120 millions d’euros investis sur dix ans, le fonds Livelihoods 3F vise à aider les entreprises à développer leurs approvisionnements durables auprès d’exploitations familiales. Il s’inscrit ainsi au coeur de la stratégie de ces multinationales, pour qui « les entreprises qui n’arriveront pas, dans l’avenir, à répondre aux enjeux sociaux, environnementaux tout en étant performantes économiquement ne pourront pas survivre ».

La création de ce fonds fait écho aux derniers rapports de la FAO qui soulignent le rôle clé que jouent les petits agriculteurs pour faire face au défi alimentaire mondial.

Le fonds Livelihoods 3F sera mis en oeuvre par la société de services Livelihoods Venture, présidée par Bernard Giraud, qui gère déjà le fonds de compensation carbone Livelihoods (dans lequel ont investi plusieurs entreprises, dont Danone, Schneider Electric, Hermès, Michelin, etc.).

Un objectif double :
Restauration des écosystèmes dégradés par la promotion des pratiques et technologies de gestion durable des ressources
Amélioration des conditions de vie et de l’autonomie des petits producteurs par une hausse de la productivité et des revenus

Mode de fonctionnement :
Le fonds Livelihoods 3F offrira des solutions de préfinancement ainsi qu’une aide technique aux ONG et organisations paysannes qui mettent en œuvre des projets auprès des communautés locales. Danone et Mars ambitionnent ainsi de soutenir 200 000 exploitations familiales soit 2 millions de petits agriculteurs en Afrique, en Asie et en Amérique Latine.

Innovation :
Livelihoods 3F est ouvert à plusieurs entreprises afin de créer des effets d’échelle et des synergies.
Dans une logique d’investissement à impact social (« impact investing »), le fonds ne versera pas de dividendes afin de réinvestir les bénéfices dans les projets, et mise plutôt sur une rentabilité à long terme. En effet, le retour sur investissement est assuré d’une part par l’achat des produits et d’autre part par la monétisation des impacts positifs des projets soutenus (comme les crédits carbone).

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