« Progress out of Poverty Index », un outil d’évaluation au service de la performance sociale des organisations

Cet article a été suggéré par Planète d’Entrepreneurs, organisation dont l’objectif vise à évaluer l’impact social des entrepreneurs sociaux.

La Grameen Foundation offre des outils d’évaluation de la pauvreté pour les pays accueillant 90% de la population mondiale se situant sous le seuil de Parité de Pouvoir d’Achat (PPA), soit moins de 1,25 dollars par jour. L’un d’eux, le Progress out of Poverty Index, est aujourd’hui utilisé par plus de 176 organisations dans leur démarche professionnelle et sociale.FriendshipBridge_TrustBank_MichaelAllen (3)

Lancé en 2005 par la Grameen Foundation, en collaboration avec le Groupe Consultatif d’Aide aux Pauvres, Ford Foundation et la Microfinance Risk Management L.L.C., le Progress out of Poverty Index (PPI) est un outil d’évaluation de la pauvreté destiné aux organisations et aux entreprises amenées à travailler de par leurs activités au contact de populations fragilisées. A la fois juste statistiquement et simple à utiliser, le PPI  exige seulement des individus interrogés de répondre à dix questions concernant les caractéristiques de leur foyer et la détention d’actifs. La particularité de cet instrument tient au fait qu’il n’est plus nécessaire de connaître le niveau de revenu des personnes interrogées pour estimer leur niveau de pauvreté.

Afin de se rapprocher au plus près des réalités sociales, les questionnaires sont adaptés en fonction des caractéristiques socio-économiques de chaque pays. Alors que le questionnaire au Bengladesh sera porté sur la scolarisation des enfants et leurs conditions de vie, celui d’Ouganda comportera des questions sur les composants entrant dans la construction de la maison. Grâce aux réponses collectées et au nombre de points cumulés, il est possible de déterminer si oui ou non le foyer interrogé se situe sous le seuil de pauvreté.

Cet outil vise à accompagner les entreprises dans leur démarche sociale, afin qu’elles disposent de données objectives sur la pauvreté, qu’elles peuvent intégrer dans leurs évaluations et leur prise de décision stratégique pour évaluer la performance de leur intervention auprès des pauvres et des plus pauvres.

Dans leur dernier rapport, Global Report on Poverty Measurement with the Progress out of Poverty Index, la Grameen Foundation revient sur un certain nombre d’expériences de l’application du PPI et de ses résultats au sein d’organisations y ayant eu recours.

L’une d’elles est une organisation non-gouvernementale, Friendship Bridge, installée au Guatemala.  Les activités de l’ONG se concentrent sur des opérations de micro-crédits et la conduite de programmes de renforcement de capacités à destination des femmes de la communauté. Ils travaillent en priorité avec les femmes issues de peuples autochtones et résidant en zones rurales, lesquelles connaissent un taux de pauvreté extrêmement élevé. C’est pour mieux évaluer leur performance sociale et financière au sein de ces communautés que l’organisation a eu recours au PPI. Grâce à ces données, Friendship Bridge a pu adapter sa stratégie et ses priorités en fonction du profil de ses interlocutrices et constater une nette amélioration de son impact social.

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