Dans quels pays mange-t-on le mieux et le moins bien ?

« Dans le monde, une personne sur huit se couche le soir le ventre vide alors même que la production agricole mondiale pourrait suffire à nourrir toute l’humanité. La surconsommation, le mauvais usage des ressources et le gaspillage sont trois éléments caractéristiques d’un système qui ne permet pas à des centaines de millions de personnes de se nourrir suffisamment », constate l’ONG Oxfam International suite au constat de la situation alimentaire dans le monde.

En janvier dernier, l’organisation a publié un classement mondial de la situation alimentaire dans 125 pays, illustré par une carte interactive détaillant les résultats. Ce rapport analyse la qualité et l’accessibilité financière de l’alimentation en fonction de sa diversité, l’accès à l’eau potable et l’hygiène alimentaire.

carteAlors que le Pays-Bas se situe en tête du classement, le Tchad se positionne en dernier, suivi de près par l’Ethiopie et l’Angola. Ainsi, les vingt premières places du classement sont monopolisées par des pays européens (à l’exception de l’Australie), tandis que les trente dernières sont uniquement occupées par des pays d’Afrique Subsaharienne, aux côtés du Laos, du Bengladesh, du Pakistan et de l’Inde.

Le rapport révèle dans un second temps les inégalités en termes d’accessibilité financière aux produits alimentaires entre pays. A titre d’exemples, la Guinée, la Gambie, le Tchad et l’Iran sont les pays où le prix des produits alimentaires est le plus cher avec des montants 2,5 fois supérieurs aux autres biens de consommation. Il ressort également que l’Angola et le Zimbabwe sont confrontés à la plus forte volatilité des prix alimentaires.

Face à ce constat et dans le cadre de sa campagne CULTIVONS, Oxfam appelle à une réforme urgente des systèmes de production et de distribution alimentaires, par l’investissement croissant dans l’agriculture paysanne et l’amélioration des infrastructures, afin de stimuler la production agricole, d’éviter les gaspillages et d’améliorer l’accès aux marchés.

Les résultats de l’enquête, couplés à la carte interactive qui y est associée, représentent donc un nouvel outil à disposition des entreprises leur permettant d’avoir une meilleure compréhension de la situation alimentaire et nutritionnelle dans les différents pays. Face aux conclusions de l’enquête, les entreprises disposent d’éléments pour adapter leur stratégie en fonction des besoins locaux : développement d’une nouvelle gamme de produits fortifiés, nouvelles stratégies de distribution pour toucher les consommateurs les plus vulnérables, lancement de campagnes de « behaviour change » pour promouvoir une meilleure hygiène dans les pratiques alimentaires, etc.

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