La fraternité et la lutte contre la précarité, enjeux des municipales ?

80% des maires estiment que le nombre de personnes en situation de pauvreté a augmenté dans leur commune. A la veille des élections municipales, tel est le constat du sondage TNS Sofres pour le Secours Catholique, publié le 3 mars dernier.

InfoSondageArticleCe sentiment traduit le phénomène grandissant, et bien réel, de précarisation de certaines catégories de population : les personnes immigrées, les sans-abris, les femmes seules avec enfants, les jeunes sans emploi…

Ce phénomène a notamment été mis en lumière dans une étude menée par le bureau d’études Compas, parue au mois de janvier dernier. L’étude se penche sur les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France. Leur analyse dévoile des écarts allant de 7 à 45% sur le territoire français, témoignant d’un accroissement croissant des inégalités socio-spatiales. L’absence d’emplois, l’historicité des politiques locales de logement social ou encore l’évolution du prix de l’immobilier sont autant de facteurs explicatifs du creusement des inégalités.

Alors que les communes d’Outre-Mer sont les plus touchées par la pauvreté, neuf des dix communes les moins pauvres se situent dans la banlieue Ouest de Paris. Ces écarts sont d’autant plus significatifs qu’ils peuvent concerner deux communes attenantes, voire figurer au sein d’une même commune. Le taux de pauvreté atteint ainsi 75% dans certains quartiers de Marseille alors que la moyenne de la ville se situe à 14%.

Fort de ce constat, le Secours Catholique a lancé une nouvelle campagne « Ne laissons pas disparaître la fraternité », pour faire du vivre-ensemble l’une des préoccupations majeures des élections municipales.

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