La précarité énergétique aggrave l’état de santé des ménages exposés, selon la Fondation Abbé Pierre

Pour la première fois en France, une étude menée par la Fondation Abbé Pierre a mis en évidence les effets d’une privation de chauffage sur l’état de santé des ménages précaires.

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Engagée dans l’Hérault et dans le Douaisis, l’étude a notamment trouvé que les personnes exposées à la précarité énergétique :

  • Ont une perception de leur santé moins bonne que les personnes qui n’y sont pas exposées.
  • Sont plus souvent sujettes aux maladies chroniques (respiratoires, ostéo-articulaires, neurologiques ou dépressives)
  • Sont plus sensibles aux maladies aigües (grippe, angine…)

Si les politiques de lutte contre la précarité énergétique ont un coût, l’inaction n’est pas non plus sans conséquence financière, conclut la Fondation Abbé Pierre. En particulier, les résultats trouvés devraient fournir une base à de nouvelles études évaluant le surcoût qu’engendre la précarité énergétique sur les dépenses de santé. En effet, en Grande-Bretagne, des travaux de recherche menés dans ce domaine  ont montré que 1€ investi dans la rénovation thermique permet d’économiser 0,42€ sur les dépenses de santé. Outre l’approche économique, la Fondation Abbé Pierre invite à se pencher sur les effets de la précarité énergétique sur l’exclusion sociale des personnes exposées.

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