Oxfam publie un nouveau rapport évaluant les pratiques d’Unilever en matière de droit du travail

Dans le prolongement de son outil d’évaluation d’impact social lancé en 2005, l’ « Empreinte Pauvreté », Oxfam a mis en place en janvier 2013 un outil d’évaluation inédit visant à évaluer les pratiques d’Unilever en matière du droit du travail sur l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement au Vietnam. Cette étude a fait l’objet d’un rapport : « Labour rights in Unilever’s supply chain : From compliance towards good practice ».

photo article Oxfam-Unilever

Pour rappel, « l’Empreinte Pauvreté » (« Poverty Footprint » en anglais), outil visant à mesurer et évaluer l’impact global (positif ou négatif) des activités d’une entreprise sur un territoire donné, avait été développée par l’ONG en 2005 et testée pour la première fois par Unilever en Indonésie. Cette méthodologie avait permis à l’entreprise de mieux appréhender son impact au quotidien et de consolider son implantation sur le territoire indonésien sur le long terme. Par la suite, d’autres entreprises avaient appliqué à leur tour cet outil d’évaluation, à l’image de Coca-Cola et SAB Miller en Zambie et au Salvador en 2011.

Dans le prolongement de cette démarche, Oxfam vient de publier un nouveau rapport visant à évaluer les pratiques d’Unilever en matière de droit du travail sur sa chaîne d’approvisionnement au Vietnam. A l’instar de nombreuses multinationales, Unilever a en effet de nombreux défis à relever en matière de respect des droits des travailleurs pauvres concernant les questions de salaires, d’horaires de travail ou encore de sécurité de l’emploi.

L’objectif de l’étude menée par Oxfam était donc, dans un premier temps, d’évaluer les normes de travail d’Unilever sur l’ensemble de sa chaine d’approvisionnement au regard des normes internationales et des conditions de travail locales. Par la suite, il s’agissait pour l’ONG de développer un ensemble de principes et d’outils de mesures afin d’aider Unilever à satisfaire au mieux ses engagements en matière de responsabilité sociale.

Afin de répondre à ces différents enjeux, l’étude a été conçue autour de quatre problématiques identifiées par Oxfam au Vietnam :

  • La liberté d’association et les négociations collectives
  • Le salaire
  • Le temps de travail
  • Les contrats de travail 

Ce rapport n’a pas tant pour objectif de dénoncer les pratiques d’Unilever en matière de respect des droits de travailleurs que de mettre en avant des pistes d’amélioration. L’ONG conclut en effet son rapport par une liste de recommandations adressées à Unilever :

  • Réajuster les pratiques et le business model afin d’assurer un meilleur environnement de travail pour les employés ;
  • Assurer une meilleure coordination des politiques avec les processus de gestion ;
  • Renforcer le processus de contrôle préalable afin de faciliter la prise de parole des employés ;
  • Encourager le travail en commun afin de développer des méthodes adaptées pour promouvoir le droit des travailleurs et les leviers collectifs ;
  • Intégrer des objectifs mesurables en termes de droits du travail et de qualité de l’emploi dans le Plan Unilever « Pour un Mode de Vie Durable » et/ou dans les procédures d’évaluation publique 

Enfin, l’étude souligne de manière générale le fort engagement d’Unilever en matière de développement durable et de respect des normes internationales.

Le rapport est téléchargeable  ici.

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