Nouvelle étude Ethicity/Youphil : « Les Français à faibles revenus et la consommation durable »

Ethicity, en collaboration avec Youphil et avec le soutien de EDF Collectivités a publié ce 25 octobre les résultats de la première étude en France analysant les pratiques de consommation durable des 8,6 millions de français vivant sous le seuil de pauvreté (soit 964 euros de revenu mensuel « disponible » en 2010 pour une personne seule).

Ethicity rappelle la définition de la consommation durable donnée en 2011 par le Conseil d’Analyse Stratégique : « ce n’est pas une ‘déconsommation’ mais une nouvelle écologie domestique porteuse d’une meilleure qualité de vie pour tous et pour chacun, quel que soit son niveau de revenu ». Il s’agit pour le consommateur d’acheter, d’utiliser et de jeter mieux. Ethicity s’est interrogé sur la compatibilité entre de faibles revenus et ces nouvelles habitudes de consommation.

L’étude a révélé que, globalement, les populations vivant sous le seuil de pauvreté avaient les mêmes attentes que la population nationale avec cependant le coût de la vie comme premier sujet d’inquiétude (pour 48% des populations pauvres).

D’autre part, ces populations s’avèrent globalement moins à l’aise avec le concept de développement durable que la moyenne des Français. En particulier, elles considèrent dans une plus large mesure que l’« on s’inquiète trop au sujet de l’environnement » (13% contre  6% de la moyenne des Français). De plus, certains éco-gestes sont moins bien intégrés par ces publics alors qu’ils leur permettraient, en plus de contribuer à la préservation de l’environnement, à réaliser des économies (à titre d’exemple, 11% des personnes précaires jettent systématiquement les produits qui dépassent la date de péremption contre 8% des Français…).

Mais de façon générale, guidées par une envie de « consommer mieux », notamment en termes de santé, les populations précaires sont prêtes au changement et en ont envie. Beaucoup adoptent des habitudes de consommation durable sous la pression de leur entourage, notamment des enfants. Quasiment un quart estime que les grandes surfaces ont un rôle important à jouer en matière de sensibilisation mais la plupart dénonce la multiplicité et la complexité de l’information transmise sur le sujet.

L’étude a été officiellement présentée le 25 octobre à Paris et un débat, animé par la directrice de la publication de Youphil, Angela de Santiago, a été organisé. Parmi les participants : S. Jayet-Creusot, Directrice Communication de Unilever France, M.-H. Boidin-Dubrule, Directrice Communication et Développment Durable, P. Commaret, Directeur Marketing B2B à la direction Commerce d’EDF et A. Charpy, fondatrice de Voisin Malin. Est également intervenu Jean-François Riffaud, Directeur Communication et Développement des ressources à la Croix-Rouge.

Vous pouvez consulter l’intégralité de l’étude ici.

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