Grameen Veolia Water au Bangladesh

Veolia Eau s’est associé en mars 2008 à Grameen pour développer l’accès à l’eau au Bangladesh. Financée à 50 % par Veolia Water et 50 % par Grameen Healthcare, cette Joint Venture apportera à terme de l’eau potable à 100 000 habitants pour un investissement total évalué à 500 000 €.

Veolia Eau doit construire des ouvrages de production d’eau potable à partir des eaux de surface, assurer leur bon fonctionnement et former le personnel. Grameen Bank se charge de négocier avec les villages, d’élaborer un modèle de gestion et une tarification adaptés aux populations, et de s’occuper de la distribution d’eau.

Le principe de la Grameen Veolia Water répond aux objectifs du social business : des bénéfices possibles mais pas de dividendes pour les actionnaires.  En conséquence, l’intégralité des bénéfices sera réinjectée dans le projet pour financer son expansion ou le répliquer.

Grameen Veolia Water a inauguré sa première unité de production potable en avril 2009. Un ensemble de bornes fontaines alimentées par un réseau, permet de fournir de l’eau potable aux habitants de Goalmari (20.000 habitants). Ce village est situé à 100 km de Dhaka, dans une zone rurale où les nappes phréatiques sont naturellement chargées en arsenic.

Une extension du réseau est prévue dans la première partie de l’année 2010 pour alimenter le village voisin de Padua (20.000 habitants).

L’investissement initial devra être remboursé par les ventes d’eau potable.

Auparavant, les habitants avaient uniquement accès à l’eau de rivière polluée biologiquement (cause de diarrhées) ou à l’eau de nappes phréatiques, naturellement contaminée en arsenic (facteur de cancer de la peau et des poumons). Cette eau est gratuite mais non potable. L’eau Grameen Veolia Water est potable (critères de l’OMS) et est facturée environ 2 centimes d‘euros les 10 litres. Son prix a été calculé par la Grameen Bank en fonction des capacités financières des habitants

Une évaluation d’impact est en cours de développement en partenariat avec l’Institut de l’Entrepreneuriat et de l’Innovation Social à l’ESSEC. Une évaluation sanitaire est également en cours, en partenariat avec un institut local ICDDRB et l’OMS.

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